Un homme de 59 ans était jugé par la cour d’assises du Haut-Rhin, pour viol aggravé sur sa belle- mère alors âgée de 66 ans. Il a été condamné à dix ans de réclusion criminelle. Une théorie développée par l’avocate générale. « Nous avons affaire à une histoire de viol qui n’est pas banale. Le plaisir n’était pas l’objectif. M. Petralia a voulu se venger de ce que sa belle-mère lui a fait subir (NDLR : il accuse sa belle-mère de ne l’avoir jamais accepté). C’est un acte de vengeance », estime Ariane Boulle. « Dans ce cas, le viol est un moyen d’humiliation et de soumission. Ce n’est pas l’acte d’un délinquant sexuel. Cet homme a utilisé son sexe comme une arme », a estimé l’avocate générale, qui a requis 18 ans de réclusion criminelle. Faux, répond la défense, qui réfute l’idée de viol, mettant en avant la thèse du malentendu dans une relation consentie. « On a bâti des théories qui n’existent nulle part dans le dossier. Rien ne permet d’affirmer qu’il y a eu viol. Mon client a eu le tort d’imaginer être désiré par la victime. Mais elle ne lui a jamais fait part de ses réticences », a plaidé M e Chamy, avant de demander la relaxe de son client. La cour a rendu son verdict : dix ans de réclusion criminelle pour Angelo Petralia. (Source : lalsace.fr 25.03.11)


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